En attendant la saison 3 de ce duel de génie entre Bobby Axelrod, trader à l’instinct aiguisé, qui abuse du système et Chuck Rhoades, procureur tenace au sens accru de la justice, je vous donne 5 bonnes raisons de vous lancer.

#1 Bobby « Axe »: Après trois saisons dans Homeland – où je l’ai trouvé très bon – Damian Lewis interprète le rôle d’un trader impétueux et charismatique: Bobby Axelrod. Contourner les règles du contrôle des marchés financiers américains est son sport favori et le moins que l’on puisse dire est qu’il est doué avec une attitude « fuck them all ». Axe est un loup de wall street pour qui gagner ne suffit pas, il faut y mettre la manière.

#2 Chuck Rhoades: Pour faire un grand match il faut être deux, c’est donc tout naturellement que le procureur fait partie des bonnes raisons de regarder la série. Reconnu dans le milieu pour sa détermination et son taux de réussite élevé, Chuck est un adversaire coriace qui ne s’attaque qu’au gros gibier. « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire » est sûrement l’une de ses devises, juste après « la fin justifie les moyens » car bien qu’habité par sa fonction, il est prêt à enfreindre les règles sans sourciller si cela peut permettre de mettre un trader qui se croit intouchable derrière les barreaux.

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#3 Wendy : Psychologue spécialisée dans la performance au travail Wendy Rhoades (qui comme son nom l’indique est la femme de Mr le procureur) se retrouve prise entre deux feux quand son mari décide de s’attaquer à son employeur qui je vous le donne en mile n’est autre que Bobby Axelrod – il y a moins tordu comme plan à 3 quand même. Épouse aimante et soutien moral du premier, conseillère, confidente et sûrement meilleure amie du deuxième, Wendy tente tant bien que mal de ne pas prendre parti dans une guerre ou la moindre faiblesse peut être exploitée.

#4 Paradoxe: Si vous vous attendez à la vision manichéenne habituelle, détrompez vous tout de suite ici ce n’est pas le cas. Bobby et Chuck ne sont pas des caricatures, humains et donc plein de contradictions, ils ne sont ni tout blanc ni tout noir comme on aimerait le penser: le méchant trader hors la loi et le gentil procureur. Si on s’attend à ce que Bobby soit impitoyable – et bien souvent il l’est – on est surpris par les valeurs morales dont il fait preuve parfois à l’inverse de Chuck qui se présente comme la droiture incarnée mais étonne par sa mesquinerie et son esprit manipulateur. A l’instar de l’opposition Sherlock – Moriarty qui inspire souvent ce genre de duels, les deux rivaux ne sont ni bons ni mauvais mais simplement brillants dans leur style respectif.

#5 Échec et mat ? : On ne sait pas qui sortira vainqueur mais de suivre ce combat entre deux sacrés joueurs est déjà une victoire pour le spectateur. Les épisodes s’enchaînent et on ne sait jamais qui avance et qui recule. Défait à la fin d’un épisode, un de nos stratèges peut se retrouver en position de force au prochain. Le rythme n’est pas effréné mais on ne s’ennuie jamais. De guerres de regards à petites phrases assassines, de provocations à  machinations, on passe d’un camp à l’autre comme une balle de tennis dans un échange Federer – Nadal.

Mathieu, un fan de série à qui on a rien demandé mais qui donne son avis quand même .

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